Votre enfant semble inquiet, tendu, craintif, parfois envahi par des peurs difficiles à apaiser ? Qu’il s’agisse d’angoisses diffuses, de stress ou de peurs très ciblées, ces manifestations sont fréquentes chez l’enfant et interrogent souvent les parents. Comprendre ce qui se joue sur le plan émotionnel et développemental permet de mieux accompagner son enfant et de savoir quand un soutien extérieur peut être bénéfique.
En tant que psychopraticienne à Caen (Normandie), spécialiste de l’Accompagnement de l’enfant par le Jeu, je rencontre régulièrement des familles confrontées à ces difficultés. Voici quelques repères pour distinguer les peurs normales de l’anxiété, comprendre leur origine et découvrir en quoi l’Accompagnement par le Jeu peut aider l’enfant à retrouver calme et sécurité intérieure.
Peurs, stress et anxiété : de quoi parle-t-on ?
La peur est une émotion normale et utile. Elle permet à l’enfant de réagir face à un danger réel ou perçu. Le stress, quant à lui, correspond à une réaction de l’organisme face à une situation vécue comme exigeante ou déstabilisante.
L’anxiété apparaît lorsque ces peurs ou ce stress deviennent envahissants, persistants et prennent une place disproportionnée dans le quotidien de l’enfant. L’enfant anticipe, s’inquiète beaucoup, et peut se sentir en insécurité même en l’absence de danger réel.
Les peurs fréquentes selon l’âge
Certaines peurs sont particulièrement courantes au fil du développement :
- peur du noir, des monstres ou de la séparation chez le jeune enfant
- peur de l’échec, du regard des autres ou de l’école chez l’enfant plus grand
- inquiétudes liées aux changements : déménagement, séparation parentale, arrivée d’un bébé
Ces peurs sont généralement transitoires. Elles s’apaisent avec le temps, la maturation du cerveau et l’accompagnement sécurisant des adultes, parent ou thérapeute.
Quand parle-t-on de phobie ou d’anxiété préoccupante ?
Un accompagnement peut être utile lorsque l’enfant présente l’un ou plusieurs des signes suivants :
- Peur intense ou spécifique : animaux, école, séparation, sommeil, etc.
- Anxiété persistante : qui s’installe dans la durée et devient envahissante.
- Troubles du sommeil / fatigue excessive : difficultés à s’endormir ou à bien dormir, réveils fréquents, cauchemars, refus d’aller se coucher ou besoin de dormir avec les parents.
- Modification de comportement : agitation, irritabilité, crises de colère ou pleurs intenses.
- Besoin excessif de réassurance / difficultés de séparation.
- Conduites d’évitement : refus d’aller à l’école, de se faire garder, ou restriction d’activités et d’élans naturels.
- Symptômes corporels : maux de ventre, maux de tête, nausées, tensions dans le corps.
- Signes émotionnels et relationnels : tension, irritabilité, repli sur soi, manque d’enthousiasme, estime de soi fragilisée, conflits répétés avec les autres enfants ou l’entourage.
Ces manifestations sont autant de signaux qui peuvent indiquer un état anxieux nécessitant un accompagnement approprié.
Un cerveau encore en construction face à l’anxiété
Chez l’enfant, le cerveau émotionnel est très actif. Les zones impliquées dans la régulation des émotions, et notamment le cortex préfrontal, ne sont pas encore matures. Elles ne le seront qu’autour de ses 25 ans ! Chez les jeunes enfants donc, elles ne permettent pas de calmer une peur intense ou une montée d’angoisse.
Lorsqu’une anxiété apparaît, l’enfant peut vivre une tempête émotionnelle comparable à celle observée lors des colères. Il perd le contrôle de ses réactions, même si celles-ci peuvent sembler excessives ou irrationnelles à l’adulte.
Il est important de se rappeler que l’enfant ne le fait pas exprès. Il est submergé et ne dispose pas encore des ressources nécessaires pour se rassurer seul. Le parent, le thérapeute peuvent l’aider à peu à peu apprivoiser ses peurs, son anxiété
Pourquoi rassurer ne suffit pas toujours
Dire à un enfant « n’aie pas peur » ou « tout va bien » part souvent d’une intention bienveillante. Pourtant, ces paroles sont souvent inefficaces.
Lorsque l’anxiété est forte, le cerveau émotionnel prend le dessus. Les explications rationnelles n’atteignent pas l’enfant, qui reste prisonnier de son ressenti. Il a alors besoin avant tout :
- d’une présence sécurisante
- d’être compris dans ce qu’il vit
- d’un accompagnement qui respecte son rythme
Comment aider son enfant au quotidien ?
Quelques repères peuvent soutenir les parents :
- accueillir la peur sans la minimiser
- mettre des mots simples sur l’émotion ressentie
- éviter de forcer l’enfant à affronter trop vite ce qui l’angoisse
- proposer des rituels sécurisants
- maintenir un cadre stable et rassurant
Malgré ces ajustements, certaines anxiétés persistent. Il peut alors être salvateur de proposer à l’enfant un espace thérapeutique dédié pour dépasser ses difficultés.
L’intérêt de l’Accompagnement par le Jeu dans l’anxiété de l’enfant
L’Accompagnement par le Jeu offre à l’enfant un moyen d’expression et de travail intérieur efficace, adapté à son âge et à son rythme. Par le jeu thérapeutique, il va :
- exprimer ses peurs (sans avoir à les verbaliser directement)
- rejouer des situations anxiogènes
- réguler les émotions liées à ces situations réelles ou supposées
- renforcer son sentiment de sécurité intérieure
- expérimenter de nouvelles ressources
- et transposer tout cela dans toutes les sphères de sa vie
Le cadre thérapeutique, stable et sécurisant, permet à l’enfant de déposer ses angoisses et de retrouver progressivement apaisement et élan de vie.
La place des parents dans l’accompagnement
Les parents sont pleinement associés au suivi. Des temps d’échange permettent de :
- comprendre les manifestations de l’anxiété
- ajuster les réponses éducatives
- soutenir l’enfant de manière cohérente entre le cabinet et la maison
Il s’agit d’un travail de coopération, dans le respect de chacun.
À retenir – Anxiété et peurs chez l’enfant
- Les peurs font partie du développement normal de l’enfant.
- L’anxiété devient préoccupante lorsqu’elle est intense, persistante, limitante ou envahissante.
- Le cerveau de l’enfant n’est pas encore mature pour réguler seul anxiété, angoisses, peurs, stress. L’enfant a besoin de soutien, d’aide pour apprendre à le faire.
- L’enfant ne choisit pas d’avoir peur et ne peut pas toujours se calmer par lui-même.
- L’Accompagnement par le Jeu offre un espace sécurisant et efficace pour exprimer et apaiser l’anxiété.
En résumé :
L’anxiété, le stress et les peurs peuvent fragiliser et polluer considérablement le quotidien de l’enfant et de sa famille. Un accompagnement adapté permet à l’enfant de retrouver un sentiment de sécurité et aux parents d’être soutenus dans leur rôle, vers un retour à l’harmonie familiale.
Vous êtes parents et habitez à Caen ou en Normandie ?
Si votre enfant présente des peurs intenses ou une anxiété persistante, un premier temps d’échange peut permettre de faire le point et d’envisager un accompagnement adapté.
Vous pouvez prendre rendez-vous par téléphone ou en ligne.
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